|
Par
ABC Plantes Santé / Dr Bernard HAAS |
| |
|
|
 |
Connaître
signes et symptômes, origines et mécanismes,
peut vous permettre de vous interroger
sur vos besoins, vos capacités, vos possibilités
et vos limites, lors de la consommation
de céréales à gluten (blé, seigle,
avoine, orge, froment, épeautre, kamut)
En premier, sont résumées
les principales caractéristiques de la
maladie coeliaque, dont le diagnostic
et le suivi relèvent de la compétence
d'un médecin, et dont le traitement est la
suppression totale du gluten (régime sans
gluten) |
En deuxième partie, sont résumées les autres
intolérances aux céréales à gluten; ce sont
elles qui sont les plus fréquentes, et de degrés
variables selon chacun, et pour chacun selon
les moments et les circonstances; et comment
découvrir ce qui convient pour soi ou chacun
de ses proches constitue la troisième partie
de ce dossier.
1)
Maladie coeliaque liée à une allergie intolérance
au gluten immunologique auto-immune (principales
caractéristiques)
La maladie
coeliaque fait partie des allergies ou maladies
auto-immunes: une sensibilité particulière
aux protéines du gluten est source de fabrication
d’anticorps qui attaquent et détruisent les
muqueuses des villosités (replis) des parois
de l’intestin grêle dont l’une des fonctions
est d’absorber les nutriments (la malnutrition
et la dénutrition venant s’ajouter aux troubles
et lésions digestives et intestinales)
Son
diagnostic est histologique : grâce
à une endoscopie intestinale est pratiquée une
biopsie de la paroi de l’intestin grêle, et
son analyse au microscope montre la destruction
et l’atrophie
Ses
signes cliniques ou symptômes chez le nourrisson
:classiquement, après le 6ème mois
ou parfois un peu plus tard, lorsque la diversification
alimentaire introduit des céréales à gluten
en quantité et fréquence modérées, surviennent
des symptômes et des troubles:
- digestifs
chroniques: diarrhée chronique ou tendance
diarrhéique, de selles molles, mal formées
et mal digérées, souvent abondantes, luisantes
(graisses), fétides, nauséabondes, ballonnements,
flatulences, et possibilité de réactions spasmodiques
(tensions, douleurs, crampes, coliques, vomissements,
. . .), et parfois de constipation paradoxale
- nutritifs chroniques:malnutrition
et dénutrition, avec fléchissement et cassure
de la courbe de poids et de croissance, pâleur,
anémie, fatigue, hypotonie, irritabilité ou
apathie, tristesse, dépression, inappétence
(perte de l‘appétit), anorexie (refus des
aliments), céphalées, maux de tête, migraines,
névralgies, douleurs osseuses, déminéralisations,
avitaminoses...et avec
le
temps des risques de rachitisme, d’ostéoporose,
de fragilité osseuse, d’atteinte de la coagulation
avec hémorragies externes ou internes, du
système nerveux avec lésions nerveuses (neuropathies)
et/ou cérébrales (encéphalopathies), des vaisseaux
sanguins (capillarites, vascularites) d‘herpès
(dermatite herpétiforme), de cancers
. . .
Ses
signes cliniques ou symptômes chez l’enfant,
l’adolescent ou l’adulte: la maladie
coeliaque (ou coeliaquie ou coeliakie) peut
se révéler à tout âge, cette hypersensibilité
au gluten avec réaction immunologique auto-immune
étant restée latente ou étant nouvelle,
et le plus souvent les symptômes et les troubles
sont moins nombreux, moins immédiatement apparents,
et moins typiques, que chez le nourrisson, et
ainsi moins évocateur de l’existence d’un lien
avec la consommation de gluten et d’une maladie
coeliaque en cours, et
dans certains cas ils peuvent même être longtemps
absents (maladie coeliaque silencieuse ou allergie
auto-immune masquée)
Ses
signes biologiques: les plus parlant
sont la présence de certaines immunoglobulines
spécifiques dans le sang, mais cette présence
n’est pas constante, surtout chez les plus âgés;sont
également possibles ceux qui traduisent la malabsorption
et la dénutrition (anémie, manque de fer, de
calcium, de protides, de facteurs de coagulation,
de minéraux, . . ., dans le sang, et, à l’analyse
des selles, divers signes témoignant de la maldigestion
et malabsorption
Son
diagnostic ou son suivi, clinique ou paraclinique:
l’un
ou l’autre relève de la compétence d’un médecin.
La
maladie coeliaque est moins fréquente que l’allergie
aux protéines du lait de vache: en France, environs
1 personne sur 1000 pour ses formes diagnostiquées
Son
traitement ou thérapeutique :
le seul traitement est la suppression totale
du gluten : diététique ou régime sans gluten
souvent
la maladie coeliaque est propice et/ou est associée
à d’autres intolérances alimentaires, à identifier
et à prendre en compte, par exemple le lait
de vache chez le nourrisson ou chez les
enfants, adolescents, et adultes;
plusieurs
dizaines de recettes sont proposées sur le site
"ABC Plantes Santé"
Son
évolution :
la diététique sans gluten ou régime sans gluten
doit être strict et à vie
Seul un petit pourcentage de
personnes coeliaques peuvent, sous suivi médical,
en présence d’une muqueuse intestinale guérie,
tester d’introduire à nouveau certaines céréales
à gluten en fréquence et quantité modérées,
et les consommer sans reprise de la destruction
et de l’atrophie des villosités de l‘intestin
grêle, et sans retour ou apparition d’autres
symptômes et troubles de santé ou maladies
Ses facteurs favorisant
chez le nourrisson et le bébé:
- l’absence
d’allaitement maternel
- l’introduction trop précoce
de céréales à gluten
- leur consommation en fréquence
et/ou en quantité trop importante
- l’intolérance allergie au
lait de vache
2)
Autres symptômes et maladies pouvant être liés
à leur consommation (la
liste n‘est pas limitative)
Les autres intolérances aux
céréales à gluten (sans maladie coeliaque) sont
beaucoup plus fréquentes et peuvent être liées
à:
- des incapacités digestives
et métaboliques
- et/ou à des incompatibilités
énergétiques
Les symptômes, troubles et
maladies qui en résultent sont nombreux et variés,
et il n’est pas toujours évident d’identifier
la relation avec leur consommation :
* incompatibilités énergétiques
:
riches
en sucres lents ou hydrates de carbones (Éléments
Eau et Terre, ou yin selon le tao ou kapha selon
l‘ayurveda) et en protéines du gluten (Animique
de type végétatif ou type yin kapha),
leurs influences
énergétiques et substantielles sont caloriques,
végétatives, nourrissantes, assimilatrices,
anabolisantes, favorisant la mise en réserve
de substances (sous forme de sucres lents et/ou
de graisses) ainsi que la construction et l’entretien
des tissus organiques et
ces influences peuvent rapidement conduire à
un excès de vie végétative, avec prise de poids,
kilos en trop, surcharge pondérale, obésité,ralentissement
circulatoire (lymphatique,veineux,sanguin,énergétique),
refroidissement, . . ., et à un déséquilibre,
ou aggravation, des constitution, tempérament,
terrain, et diathèse, caractérisés par une prédominance
de la vie végétative et des Éléments Eau et
Terre :
-
carbonique et/ou sycotique des homéopathes,
-
flegme ou kapha des ayurvédistes,
-
yin selon le yin – yang des taoïstes,
-
lymphatique d’Hippocrate
-
hyposthénique et/ou arthritique
-
etc.
avec aussi possibilités éventuelles
de diminution et déficit de l’attention, de
l’éveil, avec somnolence, lenteur mentale, léthargie,…,
fatigabilité et fatigue musculaire et générale,
donc déficience de la vie animique,
les équilibres entre vie végétative
et vie animique étant aussi influencés par le
degré de sédentarité ou inversement d’activités
physiques
* incapacités digestives
et métaboliques :
plus les activités physiques
sont réduites et/ou plus les capacités digestives
et métaboliques sont diminuées ou affaiblies,
passagèrement (maladie aiguë, convalescence,
surmenage, . . .) ou durablement (dyspeptiques,
arthritiques,vieillards, nourrissons, petits
enfants, . . .), et plus rapidement les quantités
qui peuvent être correctement digérées, assimilées,
et utilisées, se réduisent, jusqu’à atteindre
zéro chez certains, et tout surplus par rapport
aux possibilités du moment présent peut être
source de résidus non métabolisés ou toxines
et donc de surcharges humorales (résidus toxines
dans les humeurs, liquides et tissus organiques
avec possibilités éventuelles :
-
de congestions circulatoires (sang, lymphe),
-
de dépôts tissulaires et organiques
-
de réactions oedémateuses ou inflammatoires
-
d’éliminations plus ou moins visqueuses (écoulements,catarrhes,glaires,suintements,...)
-
de réactions spasmodiques et/ou douloureuses
-
de réactions fébriles épisodiques
-
etc.
et
pouvant toucher diverses sphères :
- respiratoires: congestions
et/ou catarrhes de mucosités plutôt épaisses
et visqueuses, pharyngées, bronchiques, nasales,
sinusales,…, pouvant devenir chroniques, avec
possibilités de réactions spasmodiques (oppression
respiratoire, asthme, toux, . . .) et/ou de
réactions fébriles épisodiques non microbiennes
ou avec invasions microbiennes
- articulaires:rhumatismes,arthrites,tendinites,…,
avec ou sans œdèmes épanchements, avec ou sans
réactions spasmodiques et/ou douloureuses,avec
ou sans . . .
- cutanées: prurit (démangeaisons),séborrhée,
acné, abcès, furoncle, rougeur, eczéma, . .
., pouvant devenir plus ou moins chroniques,
répétitifs ou persistants, et avec ou sans invasions
microbiennes secondaires
- digestives: affaiblissement
digestif ou dyspepsie avec lenteur, lourdeur,
bouche pâteuse ou excès de salive, congestion
hépatique, hémorroïdes, insuffisance biliaire,
constipation ou diarrhée avec putréfaction ou
fermentation, maux de ventre, spasmes, tensions,
coliques, ballonnements, flatulences, parasites,
oxyures, inappétence, anorexie, selles molles
glaireuses, brûlures, glossite, colite, entérite,
gastrite, . . .
- génitales et urinaires :
congestion et/ou catarrhe, avec possibilité
d’urémie, et/ou de réactions inflammatoires
et/ou spasmodiques
- circulatoires :stase congestion
lymphatique et/ou veineuse, cellulite, vascularite,
hypotension,..., avec possibilité de réactions
spasmodiques (hypertension, palpitations, angoisses,
. . .)
- neurologiques et cérébrales
: névralgies, névrites, neuropathies, céphalées,
migraines,..., irritabilité, asthénie,tristesse,
dépression, apathie, léthargie, stupeur, autisme,
. . .
3)
Comment explorer et découvrir ce qui convient
pour soi ou chacun de ses proches.
Pour
explorer et découvrir quelles sont celles qui
conviennent, et selon quelle préparation, quelle
fréquence, quelle quantité, quelle association,
. . . . . . . ., garder à l’esprit les repères,
remarques, schémas, tableaux, . . ., exposés
au fil des pages du site "ABC Plantes Santé",
notamment les Tableaux 1 et 2 et les Schémas
1, 2, et 3. Les sensibilités, capacités, besoins,
possibilités, réactivités, énergétiques, . .
., sont différents selon chacun, et pour chacun
selon les moments et circonstances.
Pour
ceux qui ont des terrains, diathèses, tempéraments,
constitutions, et/ou des troubles et maladies
chroniques, traînantes, persistantes, ou répétitives,
énumérés dans le chapitre 2 précédent,
il peut être possible de tester l’utilisation
plus fréquente de recettes sans gluten, sans
laitages, et sans œufs, (leurs influences étant
voisines) (voir les dizaines de recettes proposées
sur le site "ABC Plantes Santé"), et
éventuellement une (ou plusieurs) suppression
totale de 2 à 8 semaines, puis de tester entre
ces cures diététiques exclusives lors de quelques
repas certaines céréales à gluten avec ou sans
œufs et/ou avec ou sans lait ou laitage.
Dans
nos cultures occidentales, la plus consommée
est le blé (ou froment) tendre ou dur: en grains,
entiers ou concassés (pilpil,boulghour), ou
réduits en semoule (couscous, pâtes) ou en farine
(pains,pâtes,gâteaux,crêpes,…) intégrale ou
semi complète ou blanche (choix en fonction
des goûts, sensibilités, et capacités de chacun);
certains lui préfèrent ses variétés que sont
l’épeautre et/ou le kamut. En second vient l’avoine,
surtout en Europe du nord, utilisé surtout en
gruaux, en flocons ou en farine, et contenant
plus de lipides ou graisses que le blé. L’orge
(grains, flocons, farine) et le seigle (grains,
flocons, farine) viennent en dernier.
Dossier
de : Docteur Bernard HAAS
Site :
ABC Plantes Santé
|