|
Thalasso,
balnéothérapie, SPA et thermalisme : quelles
différences et quelles vertus ?
Les
soins de la personne sont à la mode. Soumis
au stress et à l’anonymat des grandes villes,
beaucoup d’entre nous ressentent le besoin que
l’on s’occupe d’eux, par le réapprentissage
du toucher (le massage) et de soins divers.
Le tout s’opère dans un climat d’eau et de chaleur
qui favorise le ressourcement.
Mais
de nombreux termes sont utilisés, qu’il est
facile de confondre. Nous allons donc essayer
de préciser chacun d’eux :
Le thermalisme (ou crénothérapie)
C’est
l’utilisation thérapeutique des propriétés des
eaux minérales.
On
utilise les vertus de certaines eaux pour guérir
ou soulager des personnes souffrant d’affections
diverses : dermatologiques, ORL, circulation
sanguine, rhumatologie, séquelles de traumatismes
divers sont les applications les plus courantes,
mais la liste des affections que le thermalisme
est susceptible de guérir est longue…
Les
eaux minérales ont une minéralisation parfaitement
stable et validée par décret, sur avis du corps
médical. Le Ministère de la Santé veille au
maintien de la composition de cette eau par
des contrôles tous les deux mois. Dans tous
les cas, il s’agit d’eau douce, jamais d’eau
de mer.
Le
thermalisme est donc une activité très médicalisée
visant à soigner ou soulager des personnes plus
ou moins lourdement malades. Une cure thermale
peut-être prise en charge par la Sécurité Sociale
si elle est prescrite par un médecin et fait
l’objet d’une entente préalable avec la Caisse
d’Assurance Maladie.
C’est
un facteur attractif pour beaucoup de personnes
qui pensent se faire offrir un séjour relaxant.
Les rares personnes qui ne sont pas malades
et qui arrivent à franchir le parcours d’obstacle
que représente la prise en charge déchantent
assez vite. Parties pour un séjour relaxant
au bord de la mer, elles se retrouvent le plus
souvent dans une région montagneuse entourées
de personnes en général âgées à très âgées et
en général malades à très malades.
Le
moral en prend souvent un coup, d’autant que
le cadre et l’attitude du personnel sont en
général plus adaptés à la notion de patient
qu’à celle de vacancier de luxe… L’annonce,
chaque année depuis 20 ans de la fin du remboursement
des cures thermales pousse les centres à se
diversifier en proposant des séjours de « remise
en forme », mais il s’agit à notre avis
de métiers et d’environnements difficilement
compatibles.
|
La thalassothérapie
C’est l’utilisation des bienfaits du milieu
marin dans un but curatif ou préventif,
sous surveillance médicale. Par milieu
marin, on entend le climat, l’eau de mer,
les boues marines, les algues etc.
Si
la guérison était le but essentiel visé
en thermalisme, le maître mot en matière
de thalasso est celui de bien-être. Même
si de nombreux praticiens reconnaissent
à la thalasso des vertus médicales, son
intérêt premier est à notre sens celui
de détendre, relaxer, apaiser, réapprendre
à vivre en harmonie avec son corps, prendre
le temps de prendre du temps pour soi.
C’est déjà beaucoup.
Les
installations coûtant cher (le sel marin
attaque tout !), la thalasso fut
longtemps réservée à une élite. Elle tend
à devenir plus accessible du fait de réalisation
d’hébergements moins onéreux dans
certains centres (l’hébergement représente
50% du prix d’une cure). L’ouverture de
centres de qualité dans des pays ou la
main d’œuvre est moins chère qu’en France
a aussi joué. Mais ne nous leurrons pas,
si on vous propose une semaine de thalasso
pour le prix de 3 semaines de camping,
il y a anguille sous roche ! |
|
La balnéothérapie
C’est
étymologiquement l’action de soigner par les
bains. Mais le terme a été utilisé par les établissements
qui proposent des séjours de bien-être sans
disposer d’une eau aux qualités particulièrement
reconnues. Il recouvre donc aujourd’hui au mieux
de l’eau de source et dans bien des cas de l’eau…
du robinet ! Si les soins sont identiques
à ceux de la thalassothérapie, ce n’est pas
de l’eau de mer qui est utilisée. La différence
est-elle sensible ? Les avis des utilisateurs
divergent, certains préfèrent la balnéothérapie
à la thalasso. A nos lecteurs de se faire leur
avis après avoir essayé…
L’aquathérapie
C’est
un terme utilisé par quelques centres qui essayent
de se différencier en utilisant un mot qui fait
chic. L’aquathérapie désigne une méthode thérapeutique
qui utilise les vertus de l’eau. La définition
est assez vague pour que quelques centres se
l’approprient sans grand bonheur…
Le SPA
Sanitas
per aqua, la santé par les eaux en latin, SPA
est le mot qu’utilisent les anglo-saxons pour
désigner la balnéothérapie. En effet, l’utilisation
de l’eau de mer est assez peu développée dans
ces pays, et les centres utilisent de l’eau
douce. Le terme de SPA, très à la mode depuis
un ou deux ans, véhicule des notions de luxe
et d’exotisme qui visent à rafraîchir la notion
de thalasso, mais ce ne sont que des concepts
marketing qui recouvrent une réalité très variable.
Qu’elle
soit reconnue ou non par le Ministère de la
Santé, douce ou salée, de source ou du robinet,
nous vous recommandons avant tout, si votre
séjour a un but de bien-être, de laisser les
spécialistes discuter entre eux des vertus comparées
de telle ou telle eau et de faire confiance
à vos envies :
Avez-vous envie de mer ou de montagne ?
D’exotisme ou de séjour en France ?
D’environnement apaisant ou tonifiant ?
Si
vous souhaitez partir en séjour pendant une
semaine ou le temps d’un week-end, faites-vous
conseiller par des spécialistes qui connaissent
les centres et peuvent s’engager sur leur qualité,
mais n’oubliez jamais qu’en matière de bien-être,
il n’y a qu’un spécialiste : Vous.
Cécile
PARRA
www.thalasso-line.com
|