|
-
peuvent être prises ou utilisées,
dans la grande majorité des cas, aux différents âges de
la vie avec beaucoup de facilité et une posologie très
souple pour chaque individualité;
-
ont souvent des propriétés préventives générales étendues
et certaines propriétés curatives spécifiques qui
s'intègrent parfaitement dans le fonctionnement
physiologique de l'organisme humain.
Toute thérapeutique qui ne respecte pas l'ensemble de ces
critères ne peut pas être considérée comme une thérapeutique
naturelle.
|
Beaucoup de gens et nombre de journalistes utilisent
encore trop souvent l'expression "médecines douces"
pour parler de ces thérapeutiques naturelles. Ils ont
tort car le vocable "médecines" - utilisé ici dans le
sens désuet des siècles passés où l'on prenait des
"médecines", c'est-à-dire des médications - est perçu
dans son sens générique de "médecine" qui, elle, est
une et indivisible avec pour objet de prévenir et
guérir les maladies, seuls les moyens et les méthodes
thérapeutiques qu'elle utilise pour atteindre ce but
pouvant être différents. Cela prête donc à confusion
et dessert ces thérapeutiques en laissant supposer
qu'elles font partie d'une sorte de médecine
marginalisée non conventionnelle, ce qui est
complètement faux. On peut donc parler d'allopathie,
d'homéopathie, de chimiothérapie, de phytothérapie, d'apithérapie,
d'oligothérapie, de thérapeutiques naturelles, de
thérapeutiques "douces", de thérapeutiques "dures",
d'acupuncture, etc., mais pas de "médecine" par telle
méthode ou tel type de produit. |
Pourquoi les thérapeutiques naturelles ?
-
Parce que
de nombreux malades et médecins se rendent de plus en plus
compte que les médications chimiques de synthèse, qui
représentent encore aujourd'hui la quasi-totalité des
prescriptions médicales, sont des plus utiles et des plus
efficaces pour toute une catégorie de maladies graves bien
déterminées, mais sont très souvent inadaptées pour la
plupart des maladies bénignes et des troubles mineurs qui
constituent la plus grande part de la pathologie quotidienne
habituelle.
- Parce
que
cette
chimiothérapie engendre fréquemment des effets latéraux non
négligeables, effets qui sont parfaitement acceptables dans
un contexte de gravité ou d'urgence, mais qui ne le sont
absolument pas dans la grande majorité des affections
courantes, où elle provoque alors souvent des troubles plus
ennuyeux que ceux pour lesquels elle est prescrite.
- Parce
que
les thérapeutiques naturelles ont bénéficié - elles aussi -
des progrès de la recherche médicale moderne (analyses
qualitatives et quantitatives, isolement des principes
actifs, étude des propriétés pharmacologiques,
expérimentations animales et cliniques, mise au point de
formulations et de présentations adaptées parfaitement
dosées, etc.), et qu'elles sont devenues actuellement, pour
la plupart d'entre elles, des thérapeutiques médicales à
part entière, parfaitement bien codifiées et loin de toute
marginalité, fabriquées et distribuées par les plus grands
laboratoires pharmaceutiques.
|
|
|
|
Quand les thérapeutiques naturelles ?
Les thérapeutiques naturelles peuvent être employées
seules ou en association avec d'autres médications
indispensables, selon les cas. Je recommande
personnellement de les utiliser:
-
Systématiquement pour tout ce qui touche à la prévention
en général, domaine dans lequel elles se montrent,
pour nombre d'entre elles, d'une remarquable efficacité
en renforçant les défenses naturelles de l'organisme.
-
Pratiquement toujours en première intention pour tout ce
qui concerne les troubles fonctionnels mineurs et les
maladies bénignes, ainsi que pour certaines maladies
plus graves où les autres moyens thérapeutiques actuels
se révèlent peu ou pas efficaces. |
|
- Le plus souvent possible dans toutes les autres
indications où elles représentent souvent un appoint des
plus utile.
Comme
vous le voyez, leur champ d'application est extrêmement
vaste et mérite, de ce fait, d'être beaucoup mieux connu.
Comment les thérapeutiques naturelles ?
Il va
de soi
- mais encore mieux en le disant - qu'il est indispensable,
avant d'utiliser ces thérapeutiques naturelles, d'avoir fait
établir un diagnostic médical précis de l'affection à
traiter, afin de ne pas soigner une maladie qui n'existe
pas et, surtout, de ne pas laisser se développer, sous leur
couvert, une autre affection, plus ou moins grave, qui ne
rentre pas dans le champ de leurs indications, et qui
nécessiterait d'autres soins spécifiques adaptés plus
importants et plus ou moins urgents.
Par
ailleurs, les thérapeutiques naturelles, tout en étant
faciles à trouver (pharmacies, parapharmacies, magasins de
diététique et produits naturels, vente par correspondance,
etc.), demandent, bien sûr, à être d'excellente qualité.
Prenez donc grand soin à sélectionner les meilleurs
produits, et ne craignez pas, au moindre doute, de poser
éventuellement toutes les questions qui s'avèrent
nécessaires pour vous en assurer.
Enfin,
les thérapeutiques naturelles, même si elles sont
faciles à utiliser et sans danger, exigent qu'on les
connaisse bien. Il est donc important de s'informer
correctement et complètement à leur sujet avant de commencer
tout traitement. C'est en effet seulement en prenant le
produit le mieux approprié à la dose adéquate que vous
pourrez en retirer tous les bénéfices escomptés.
Un
bon diagnostic, de bons produits appropriés, et une bonne
connaissance de leurs possibilités, telle est la trinité
indispensable pour obtenir les résultats escomptés.
L'avenir des
thérapeutiques naturelles ?
A l'aube de ce troisième millénaire, de nombreuses
thérapeutiques naturelles commencent à acquérir leurs
lettres de noblesse aux yeux de la médecine occidentale
contemporaine, tout simplement parce que les moyens
scientifiques modernes d'investigation ont permis à des
chercheurs - sensés et perspicaces - d'en saisir les
fondements analytiques et pharmacologiques qui ont assuré,
et assurent toujours, leur grande efficacité.
Depuis quelques années, la recherche pharmaceutique et
médicale officielle étudie dorénavant rationnellement - sans
aucun a priori - toutes ces bonnes vieilles
thérapeutiques naturelles avant de se prononcer, au lieu de
les rejeter systématiquement avec dédain comme elle le
faisait encore il n'y a pas si longtemps, et c'est tout en
son honneur. Bien des remèdes de "bonne femme"
(expression ayant pris un sens péjoratif en France alors
qu'elle vient de l'italien "bona fama" qui signifie
"bonne renommée") qui prêtaient encore récemment à
sourire, et faisaient même passer ceux qui les prescrivaient
pour des charlatans, ont été soigneusement étudiés et se
sont trouvés scientifiquement confirmés dans leurs actions.
A l'occasion de ces travaux rigoureux, de nouvelles
propriétés ont même été découvertes que l'empirisme
n'avaient pas encore eu le temps de déceler. C'est dire
si cette récente confrontation entre l'usage populaire
traditionnel et l'expérimentation scientifique moderne est
riche de promesses dans un proche avenir. C'est ainsi
que l'ail, certaines algues marines, l'aloès, l'argile, l'artichaut,
le
chou, la
gelée royale,
le
ginseng, l'harpagophytum,
le miel, le
pollen, la
propolis, la
spiruline,
pour n'en citer que quelques-uns parmi les nombreux produits
naturels et plantes qui ont été - et continuent d'être -
étudiés par des chercheurs du monde entier, sont tous
reconnus officiellement aujourd'hui comme des médications
utiles et efficaces pour bien et mieux se porter.
"Il
ne faut pas rougir d'emprunter au peuple ce qui peut être
utile à l'art de guérir."
Plus de 2000 ans après, cette phrase d'Hippocrate, le plus
illustre des médecins de l'Antiquité, auquel nous devons les
fondements de notre médecine occidentale, redevient d'une
brûlante actualité.
A
l'heure de la science omnipotente et omniprésente, qui ne
résout malheureusement pas tous les problèmes, loin s'en
faut, et où certains de ses dogmes, parmi ceux qui
paraissaient les mieux établis, sont remis en question par
des personnalités dont la compétence médicale ou
scientifique ne peut pas être contestée, on commence enfin à
voir disparaître le scepticisme stérile qui régnait à
l'égard des données fournies par l'empirisme séculaire, et à
voir apparaître de nombreuses études approfondies les
concernant pour en récolter les fruits.
En
effet, la recherche médicale et pharmaceutique s'intéresse
actuellement de plus en plus activement à de nombreux
remèdes traditionnels sous le nom savant d'ethnopharmacologie,
qui n'est tout bonnement que l'étude scientifique des
remèdes empiriques utilisés avec succès depuis des centaines
d'années par des millions de personnes aux quatre coins de
notre planète. C'est peut-être l'un de ces vieux remèdes de
sorcier africain ou de la pharmacopée traditionnelle
chinoise qui livrera la solution thérapeutique à certaines
maladies graves que la chimiothérapie n'a pas encore réussi
à guérir !... C'est peut-être dans l'une de ces vieilles
médications que l'on découvrira une molécule active contre
certains virus actuels vis-à-vis desquels nous restons
impuissants !... Rien ne dit que de telles thérapeutiques
naturelles, qui ont passé avec succès l'épreuve du temps, ne
détiennent pas certains secrets de santé et de longévité
!... Le tout est de ne pas les rejeter dédaigneusement avant
de les avoir préalablement étudiées complètement sans aucun
a priori et, surtout, de les avoir méthodiquement
essayées dans le cadre d'expérimentations animales et
cliniques comme on le fait pour toute nouvelle molécule
chimiothérapique. Souvenons-nous que de nombreuses et
importantes découvertes n'ont souvent été le fruit que de
l'observation rationnelle et logique d'un certain empirisme.
C'est
ce que fait dorénavant la recherche scientifique. Elle prend
en considération les bonnes vieilles médications d'antan
dont l'usage s'est perpétué au cours des âges et elle les
étudie rationnellement, à la lumière des connaissances
scientifiques actuelles, avec les moyens techniques les plus
performants. C'est le bon sens même. Pourquoi tradition
et empirisme ne seraient-ils pas conciliables avec science
et progrès ? D'ailleurs, les seconds ne découlent-ils
pas naturellement des premiers ? Rien ne les oppose, bien au
contraire, ce sont deux "outils" complémentaires qui
débouchent sur la même finalité: une plus grande et une
meilleure connaissance de la vie en général, et de celle de
l'Homme en particulier, pour son meilleur équilibre
et son plus grand bien-être. Voilà, enfin, qu'après l'avoir
pratiquement ignoré, parfois même violemment rejeté, au
cours des dernières décennies, la recherche médicale et
pharmaceutique intègre l'empirisme pour mieux progresser.
Cette
façon de voir les choses, véritable révolution de la pensée
médicale occidentale contemporaine, s'opère lentement mais
sûrement depuis une vingtaine d'années, la phytothérapie
moderne en étant certainement l'exemple le plus frappant.
Mais ce n'est qu'un début car il ne fait aucun doute
dorénavant que ce nouveau courant de pensée, déjà partagé
aujourd'hui par un grand nombre de médecins, pharmaciens et
spécialistes de toutes disciplines, ne peut aller qu'en
s'amplifiant dans les années futures et que les
thérapeutiques naturelles seront amenées à jouer un rôle de
plus en plus important dans la médecine de demain.
Bien
naturellement vôtre.
Docteur Y. DONADIEU
Dossier de
01 Santé - Pharmacie naturelle
Le site de référence des thérapeutiques naturelles
www.01sante.com |