Communiquer de la même façon que son bébé est important pour son développement
Dans son livre "Mémoire de singe et paroles d'homme", Boris Cyrulnik démontre l'importance pour une mère, et surtout pour son bébé, de "savoir gazouiller" comme lui, et de "répondre en échos à ses appels".
"Il faut que la musicalité, la sensorialité de ce guili-guili constitue une communication émotionnelle accessible à l'enfant. Tout ce qui peut abîmer la qualité de ce guili-guili risque d'abîmer la relation avec l'enfant." dit-il.
C'est "à l'occasion de cet événement bêtifiant" que "s'établit le prototype relationnel qui va déclencher la manière dont, plus tard, cet enfant établira des relations."
"Le monde intellectuel, social et psychologique du bébé se trouve concentré dans ce guili-guili fondateur!."
Le guili-guili serait "enclencheur de relation affective, transporteur d'informations inconscientes, éveilleur d'intérêt pour le monde extérieur, stimulateur de plaisir."
Il n'y a donc pas de honte à pratiquer le areuh areuh ou le guili-guili pour communiquer avec son bébé. Au contraire. Et si on vous regarde d'un air navré, dites que c'est pour son bien.
L'auteur : Neurologue et psychiatre, Boris Cyrulnik enseigne l'éthologie humaine à l'université du Var.
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L'observation du comportement des animaux, de la manière dont ils manifestent leurs souffrances psychiques, pose d'étonnantes questions et nous oblige à remettre en cause nos plus belles certitudes, L'homme possède pour s'exprimer bien d'autre moyens que la parole, son histoire s'articule à sa biologie, son équipement génétique participe à ses constructions sociales. Tandis que le zoologue montre que le singe figé dans son isolement recommence à vivre depuis qu'on lui a offert un leurre sur lequel il fixe son affection, que la paralysie hystérique du chien a disparu depuis que ses maîtres le caressent, le psychologue tente d'établir un lien avec l'enfant abandonné qui se laisse mourir de faim parce qu'il n'a rencontré personne à aimer. Dans ce livre très vivant, plein d'anecdotes, écrit dans un langage simple et drôle, Boris Cyrulnik montre que l'éthologie constitue un trésor à hypothèses et un modèle pour la recherche. |
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