Le
training autogène est une technique,
qui par le biais de la relaxation corporelle
et spirituelle, vise à éliminer
le stress et les symptômes qui en découlent
comme l’insomnie et la migraine pour ne citer
que ces deux-là. Pour induire un état
hypnotique, son auteur, Schultz, a rassemblé
un certain nombre de recommandations et a
inventé des exercices d’ « entraînement
». Nous allons rapidement faire un tour
de tout cela :
La
préparation :
En
observant les recommandations de Schultz on
se rend compte qu’elles découlent du
bon sens et consistent à :
-
S’isoler : choisir un lieu calme, couper la
sonnette et le téléphone.
-
Se libérer des tensions. En effet, on
conçoit facilement qu’en étant
tourmenté par un besoin naturel (faim,
envie d’aller à la sel), ou en souffrant
des blessures infligées par des lacets
qui compriment le pied jusqu’à la douleur,
on ne parviendra pas à se concentrer
sur les exercices. Il faut donc commencer par
faire le nécessaire à ce niveau,
trouver une position confortable etc. etc.
Les
exercices sont regroupés en cycles. On
commence la séance en se disant mentalement
« je suis tout à fait calme ».
Certains diront que cette phrase n’est là
que pour enclencher un processus ou marquer
un passage et que peu importe qu’elle détende
ou non, mais notre expérience nous a
conduit à conseiller d’imaginer une intonation
lente, monotone, chaude et rassurante, c'est-à-dire
qui exprime le calme de toutes les façons
possibles. Quelquefois, quand on s’est entraîné
un certain temps et selon les jours, cette phrase
à elle seule provoque la relaxation,
mais il ne faut pas être contrarié
si ce n'est pas le cas. Voyons à présent
le contenu de la séance : les exercices.
Dans le cadre de cette introduction, seuls les
premiers seront décrits, mais si vous
souhaitez plus d’informations, contactez le
webmaster qui me transmettra votre requête.
Les
exercices
Le
premier exercice sera répété
trois fois par jour pendant une semaine. Il
est centré sur la formule : « mon
bras droit est tout à fait lourd »
(en imaginant que le bras est en plomb) qu’il
faudra là encore prononcer mentalement
avec conviction et sérénité.
On se concentre sur le bras pour bien prendre
conscience de sa naturelle lourdeur.
Le
second exercice sera ajouté
au premier à partir de la seconde semaine,
et la formule sera « mon bras droit est
tout à fait chaud » associée
à une image mentale de chaleur : les
rayons du soleil par exemple.
Pour
le troisième se sera
: « mon cœur bat calmement » …
Terminer
la séance
A
là fin de chaque séance, certains
conseillent d’accomplir des gestes pour, en
quelque sorte, supprimer l’état psychique
induit durant les exercices. On peut prononcer
mentalement : « Doucement, mon bras est
de nouveau léger. » ou «
Doucement, la température de mon bras
redevient normale ». Puis, on inspire
profondément ...
Conclusion
et critique
L'efficacité
de la méthode n'est pas immédiate
et il faut souvent attendre plusieurs séances
avant de sentir la détente. Bien entendu,
cette méthode est intéressante
(nous n’avons d’ailleurs pas hésité
à lui faire certains emprunts pour notre
propre méthode, qui sera développée
dans une fiche prochaine). Néanmoins,
nous lui reprochons de ne pas suffisamment s’adapter
aux cas individuels. Peut être l’auteur
aurait-il dû pousser ses investigations
plus loin et ne pas se contenter de rassembler
les techniques qui semblaient fonctionner chez
les sujets interrogés pour se poser la
question, fondamentale de notre point de vue
: quelle méthode pour quel patient ?
Pour nous la seule approche envisageable est
une technique « à la carte »,
où le patient choisirait lui-même,
si nécessaire avec l’aide du thérapeute,
ses propres exercices selon ses propres sensibilités.
Dossier
par Psyché
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