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Par
Richard ZAGORSKI |
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Selon
la médecine chinoise, médecine multimillénaire,
les aliments ne sont pas observés selon
la perspective des protéines, vitamines,
minéraux, oligo-éléments, enzymes…comme
chez nous en occident, mais selon les
notions de vitalité (Jing), de nature
et finalement des cinq saveurs. Ces saveurs
de base sont :
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Les
saveurs en médecine chinoise sont un paramètre
important mais complexe qui s’intègre à la loi
des cinq mouvements et possèdent un grand nombre
de caractéristiques (action sur la forme de
l’organe associé, l’énergie, mouvement induit,
propriétés spécifiques, indications et contre-indications,
conséquences si excès ou insuffisance,…). Manquer
d’une saveur induit donc une malnutrition d’un
organe et de toute une catégorie de fonctions,
de métabolisme, de structure organique, de tissus.
Inévitablement, cela entraîne des troubles de
santé qui vont plus loin que la simple conception
de carence vitaminique. L’harmonie des saveurs
est donc fondamental à notre équilibre
Si
nous voulons utiliser les saveurs dans un but
« curatif », il nous faut donc connaître
les correspondances et les principales fonctions
de celles-ci. C’est pourquoi nous les énonçons
brièvement ci-après :
Quelles
sont les propriétés des saveurs ?
L’acide
:
La saveur acide a une affinité avec le
Foie et la Vésicule Biliaire. L'acide est astringent.
Il rassemble, retient ce qui pourrait s'échapper
(sueur, urines, liquides, diarrhées, sperme,...)
Son mouvement est descendant et centripète.
Exemple d'aliments acides : citron, tomate,
oseille, vinaigre.
L’amer :
La
saveur amère a une affinité avec le Cœur et
l'Intestin Grêle. L'Amer assèche l'humidité
( froid ou chaleur), il purge, draine (mobilise,
clarifie, abaisse). Son mouvement est descendant.
Exemple d'aliments amers : asperge, céleri,
pissenlit, café.
Le doux :
La saveur douce a une affinité avec le
Rate et l’Estomac. Le doux nourrit, tonifie.
Il apaise les contractures (antispasmodique),
harmonise l’effet des autres substances (rôle
centralisateur) et atténue la toxicité. Son
mouvement est ascendant.
Exemple d'aliments doux : carotte, boeuf, poire,
pomme de terre.
Le piquant :
La saveur piquante a une affinité avec le Poumon
et le Gros Intestin. Le piquant est sudorifique
(mouvement ascendant et centrifuge). Il active
le Qi et le sang (action de mobilisation). Elle
est souvent utilisée pour aider à chasser toutes
les intrusions le froid, de chaleur, d’humidité,
de vent et leurs manifestations pulmonaires
(fièvre, toux, bronchite, rhume, catarrhe…).
Les aliments de cette saveur provoquent la transpiration
et font sortir ces agents pathogènes. C’est
pourquoi, lors de refroidissements par exemple,
des aliments piquants et tièdes sont recommandés
: gingembre, ail, ciboule, cannelle, piment,
oignons.
Le salé :
La saveur salée a une affinité avec les
Reins et la Vessie. Le salé purge en abaissant.
Il ramollit ce qui est dur et disperse les indurations.
Son mouvement est descendant.
Exemple d'aliments salés : Porc, crevette,
algues, crabe
A
ces 5 saveurs de base, la médecine chinoise
en ajoute deux autres :
L’astringent :
L’astringent est un acide très
puissant : donc très astringent.
Des fruits comme la grenade et
l’ananas sont astringents.
L’insipide :
L’insipide, ou le fade est en
fait une absence de saveur. L’insipide est diurétique,
il élimine
l’humidité. Cette saveur se rapproche du doux.
La
courge, certains champignons, les haricots verts
tendent vers la saveur insipide.
Nos principaux
déséquilibres
La
médecine chinoise nous propose un « autre
regard » » sur l’alimentation de l’Homme
moderne. Parmi nos « erreurs » alimentaires
les plus fréquemment rencontrées, se trouvent
un certain nombre de déséquilibres au niveau
des saveurs :
Les
excès de saveurs :
-
Trop de sucré (de loin l’excès le plus répandu
et le plus néfaste)
-
Trop de salé
Les
carences de saveurs :
-
Pas assez d’amer
-
Pas assez d’insipide
« La
diététique du Tao » nous donne les principales
pistes pour utiliser concrètement les saveurs.
dans notre quotidien et corriger nos éventuels
déséquilibres. Notons que ce paramètre, meme
s’il est important, n’est bien sur pas le seul
à prendre en compte pour « équilibrer »
notre assiette. Vitalité, nature, proportions,
couleurs, consistance, etc. sont autant de « propriétés
énergétiques » qui peuvent changer radicalement
notre rapport à la nourriture faire de celle-ci
un outil merveilleux pour entretenir et meme
recouvrer la santé.
Richard
ZAGORSKI
« LA
DIETETIQUE DU TAO » avec P. Sionneau
Editions Guy Trédaniel
www.ladietetiquedutao.com
Pour plus de renseignements, stages, formations :
richard.zagorski@wanadoo.fr
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