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Les travaux de Moreno et de
Satir, repris par Bert Hellinger qui a mis au point les
constellations familiales, ont montré que celui qui va mal
dans une famille n’est pas forcément celui qui est à
l’origine du problème
Bert Hellinger dit n’avoir rien
découvert mais simplement mis en lumière les liens qui
rattachent entre eux les membres d’un même groupe, comme
ceux que l’on trouve dans la famille, dans le clan, dans le
monde de l’entreprise, …
Quels sont
les trois grandes règles qui régissent les systèmes
humains ?
1 – L’appartenance.
Tous les membres d’une famille
ont le même droit d’appartenance. C’est un droit que nul ne
peut contester. Il n’y a pas de degré d’appartenance
supérieur ou inférieur. Le simple fait de notre naissance
(je devrais même dire conception) nous donne une place dans
la famille. Même notre mort ne peut remettre cette
appartenance en question.
2 –
L’ordre.
C’est une idée assez familière
et qui semble couler de source. L’ordre systémique respecte
l’ordre chronologique. Ainsi les parents viennent avant les
enfants. Le premier enfant vient avant le second et ainsi
de suite. Un premier conjoint garde sa place de premier
conjoint, même s’il n’est plus le conjoint actuel. Les
« grands » assument les responsabilités qui leur reviennent,
les enfants ne sont que des enfants, les anciens ont des
droits et des devoirs vis-à-vis des plus jeunes.
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3 –
L’équilibre entre prendre et donner.
Les relations humaines
s’équilibrent selon un échange équitable entre donner et
prendre (ou recevoir). La pérennité d’une relation est
conditionnée par l’égalité de cet échange.
Entre parents et enfants, le compte se fait un peu
différemment : les parents donnent à l’enfant, l’enfant
reçoit de ses parents. Quand il deviendra parent,
l’enfant donnera à son tour à ses enfants, qui
prendront. L’échange entre parents et enfants
s’équilibre dans un jeu de « saute-mouton » de
génération en génération. Mais au bout du compte,
l’équilibre s’établit.
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En
savoir plus |
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Livres en rapport :
"Constellations
familiales"
"Guérir
dans sa famille"
"Guérir
le transgénérationnel"
"Les
fondements de l'amour"
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D’où vient cette
nécessité de cohésion dans le tissu familial ?
Les lois de la biologie sont intransigeantes
et elles veillent avec le plus grand soin au
maintien de l’espèce. Chez nous, l’enfant arrive
dans un état de dépendance totale. La nécessité
pour lui d’être accepté par son clan, sa famille,
est vital. Les conditions dans lesquelles il
est accueilli importent peu, pourvu qu’il soit
accueilli. L’enfant va donc faire sien inconditionnellement
le destin de sa famille qu’il partage sans réserves,
et si besoin à ses propres dépens. « [Cette
forme d’amour] est plus absolue encore que l’amour
des parents pour leurs enfants. » (Marlies
Holitzka et Elizabeth Remmert, Guérir dans sa
famille).
Ainsi l’enfant, mu par un radar
affectif, peut prendre en charge les souffrances et les
destins d’autres membres de la famille, par amour.
Et le système familial, pour
rétablir un équilibre rompu et sa survie, peut charger le
nouvel arrivant d’une mission de réparation.
On peut rapprocher cela d’une
transmission génétique car elle est inconsciente,
incontournable, imprimée dans chacune de nos cellules.
On parlera
de Mémoire Familiale Inconsciente.
Les liens dans la famille sont
les garants de la survie de l’espèce et de l’individu (ou
du groupe quel qu’il soit).
Si ces liens, pour une raison ou
une autre, ont été déséquilibrés ou détruits dans l’histoire
de notre famille, il en reste une trace dans la mémoire
familiale. Cette mémoire familiale se transmet et nous la
portons tous en nous, de façon inconsciente. Et plusieurs
générations après que le mal ait été fait, tant qu’il n’est
pas réparé, on peut voir des traces de ce déséquilibre ou de
cette rupture ressurgir. C’est une forme de fidélité
familiale inconsciente, une loyauté qui pousse les plus
jeunes générations à « réparer ».
Ne nous méprenons pas, cette
loyauté a une puissance énorme, et on ne peut la balayer
d’un geste de la main, ou d’une pirouette intellectuelle.
Demandons à ce dépressif aux idées suicidaires –celui qui a
tout pour être heureux- pourquoi il est comme ça : il n’en
sait rien, il voit bien qu’il devrait être bien dans sa
peau, mais c’est plus fort que lui. Demandons à cet homme
qui multiplie les conquêtes, mais qui ne peut se fixer : il
voudrait tellement fonder un foyer stable, avoir des
enfants, mais c’est plus fort que lui. Demandons à ce couple
qui voudrait tant une fille, mais qui ne peut avoir que des
garçons : ils ont tout essayé, mais c’est plus fort qu’eux.
Comment
se déroule une Constellation ?
Dans la pratique, nous mettons
en scène l’image de notre système familial (ou du groupe
dans lequel le désordre s’est installé) en choisissant dans
le groupe de travail des représentants pour les vrais
membres de notre famille. Là où il y a eu perturbation, le
représentant va manifester des ressentis, des sentiments,
des émotions et des attitudes qui vont faire apparaître les
liens cachés, les secrets, les règles et leurs manquements
qui régissent notre système familial particulier, et qui
peuvent générer soit bonheur ou santé, soit malheur ou
maladie.
Voir ces Constellations
Familiales se mettre progressivement en place jusqu’à
trouver l’origine de la perturbation, c’est comme faire la
lumière sur ce moment de vie jusque là resté dans l’ombre et
qui pourtant fait partie de notre vie, puisqu’il appartient
vraisemblablement à nos ancêtres.
Ce n’est pas tout. Une fois la
lumière faite, le travail de Constellations consiste aussi à
rétablir, un par un, tous les liens désagrégés, à résoudre
les tensions, à redonner leur place aux exclus, à
« nettoyer ».
L’image finale est celle qui est
renvoyée dans la Mémoire Familiale Inconsciente : l’histoire
n’a pas changé, mais c’est une Mémoire nouvelle qui y est
désormais associée.
Les énergies qui bloquaient sont
libérées et disponibles pour que le consultant, pour qu’il
en fasse un usage positif, avec la « bénédiction » de ses
ancêtres. Pas seulement pour lui, en fait. C’est la mémoire
de sa famille qui a été nettoyée, et tout naturellement, les
membres de sa famille vont aussi en recevoir les effets
positifs (même s’ils n’étaient pas au courant de la démarche
faite).
Et
après, qu’est-ce qu’on fait ?
Une fois l’ordre rétabli, il
reste « imprimé » dans la Mémoire Familiale qui libère enfin
les descendants.
Les constellations n’ont pas de
temps (le travail se fait sur plusieurs générations
présentes ensemble devant nous par le truchement des
représentants), ni d’espace (elles touchent les membres de
la famille où qu’ils soient sur la planète).
C’est un travail profond et qui
donne de la force. Les effets peuvent être immédiats, ou
bien prendre du temps pour se développer pleinement.
Le
simple fait d’avoir assisté à sa constellation
avec attention et surtout de s’être bien imprégné
de l’image finale de l’ordre retrouvé fait déjà
son chemin vers l’inconscient.
Bibliographie
Marlies
HOLITZKA et Elizabeth REMMERT, Guérir dans
sa famille – La méthode des constellations familiales
selon Bert Hellinger, Guy Trédaniel Editeur
Bert HELLINGER
et Gabriele TEN HOVEL, Constellations familiales
– Comprendre les mécanismes des pathologies
familiales, ED. Le Souffle d’Or
Constanze
POTSCHKA-LANG, Constellations familiales :
Guérir le transgénérationnel, Ed. Le
Souffle d’Or
Bert
HELLINGER, La maturité dans les relations
humaines – Liberté, sentiments d’appartenance
et liens affectifs, Ed. Le Souffle d’Or
Bert
HELLINGER, Les fondements de l’amour dans
le couple et la famille – Constellations familiales,
Ed. Le Souffle d’Or
Sophie Marnez
LA CLE DANS L’ARBRE
Thérapies transgénérationnelles :
Constellations familiales, Bio-psycho-généalogie,
Numérobiologie
www.lacledanslarbre.com
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